dimanche, mai 20, 2012
La dark fantasy - Part.02
vendredi, avril 20, 2012
La dark fantasy #1 - Ki-Oon
Voici la première partie de ce dossier consacré au genre.
La dark fantasy est un genre qui désigne les œuvres dans lesquelles l'ambiance est très sombre et proche de l'apocalypse. Le bien laisse place au mal et les héros sont souvent fatigués et abattus par les épreuves qu'ils ont subies. En partant donc d'une mentalité pessimiste, l'auteur nous présente la plupart du temps une œuvre évoluant dans l'horreur en présentant aux lecteurs les détails des combats. Cela leur donne une dimension plus violente et souvent assez proche de l'horreur sans pour autant en faire partie. Cette dimension nouvelle de la fantasy s'éloigne du classique classement bien/mal et permet une réflexion sur le bien fondé des notions de bien et de mal.
Nous allons commencer notre tour d’horizon par l’éditeur Ki-Oon qui possède un catalogue bien fournis dans ce domaine.
Le titre le plus connu chez eux est sans nul doute « Ubel Blatt », un dark fantasy qui compte pour le moment 12 tomes et qui rassemble un grand nombre de fans.
L'histoire se déroule dans un monde séparé entre l'empire de Szaaland et un endroit mystérieux nommé « Wischtech » surnommé par ailleurs l'empire du mal, où une guerre eut lieu entre les forces maléfiques de Wischtech et les autres.
Le scénario est centré sur une légende qui raconte que, pour vaincre l'armée des ténèbres de Wischtech, l'Empereur missionna quatorze guerriers à qui il confia, quatorze Lances sacrées. Trois d'entre eux, les « Glorieux guerriers sans retour », périrent au combat. Quatre autres, surnommés les « Lances de la Trahison », furent exécutés par leurs compagnons pour félonie. Les sept derniers accomplirent leur mission et furent accueillis en héros à leur retour. Ainsi est née la légende des Sept Héros.
Vingt ans se sont écoulés. Une rébellion éclate dans les Provinces frontalières de l'empire de Szaaland, menée par des individus prétendant être les « Lances de la Trahison ». Mais ces derniers se heurtent à une résistance inattendue de la part d'un individu isolé qui semble bien connaître les quatorze guerriers élus, et qui met en doute la légitimité des 7 héros.
Qui est cette personne ? La légende est-elle vrai et jusqu’où sera-t-il capable d’aller ?
Un dessin d’une grande finesse pour un scénario très bien ficeler fait de cette série une des meilleurs vente du genre après « Berserk »
Nous allons poursuivre notre balade avec deux nouveautés, « Wolfsmund » et « The arms peddler ».
Ancien assistant de Kentaro Miura (Berserk), Mitsuhisa Kuji signe pour sa première série une chronique médiévale sombre et torturée au graphisme proche de « Vinland saga ». « Wolfsmund » est un titre à suivre de très près.
Lorsqu’il accepte cette main tendue, Sona découvre que l’inconnue n’a pas menti : jusqu’à ce qu’il ait remboursé sa dette, il restera l’esclave de la jeune femme. Son destin est désormais lié à celui de Garami… et plus d’une fois au cours de leur périple, il regrettera de ne pas avoir préféré la mort.
jeudi, février 02, 2012
Angoulème 2012 Prix Regards sur le monde
A la découverte du manga (2ème partie)
Poursuivant mon envie dévorante de découvrir de nouveaux horizons, mon collègue Nicolas me conseilla Tatsumi Yoshihiro.
Je débutai ma lecture par « Coups d’éclat », un chef d’œuvre à mes yeux. J’avais enfin trouvé un auteur qui me montrait la vie telle qu’elle est, tantôt noire, cynique, belle, mais toujours juste.
A l’heure actuelle j’ai lu tout ce qui a été édité de Tatsumi. Je voudrais vous faire partager la chronique écrite par mon collègue, Nicolas lors de la sortie du dernier Tatsumi « Une vie dans les marges ». Cet ouvrage ayant été nominé aux Eisner awards 2010 dans la catégorie meilleure travail autobiographique, a reçu cette année à Angoulème le prix pour Regards sur le monde.
La chronique sera suivie d’une petite biographie ainsi que de mes impressions vis-à-vis de l’auteur et de ses œuvres.
Japon, 1957 : Le manga entre dans une nouvelle ère !
Au travers d’ « une vie dans les marges », Yoshiro Tatsumi nous dévoile son imposant parcours dans le monde de la bande dessinée nippone mais surtout comment il prit part en 1957 à la fondation du Gekiga, le mouvement qui allait donner un nouveau visage au MANGA ; il sera désormais résolument adulte, dramatique, social mais surtout politiquement engagé !
Un témoignage passionnant en 2 volumes de l’un des plus importants auteurs du neuvième art.
Nicolas.
Yoshihiro Tatsumi créa un nouveau genre fin des années 50, le gegika. Grand maître de ce courant, il eu l’intelligence de s’opposer aux mangas traditionnels, facilement identifiables par le grand public. Le gegika n’est autre qu’un courant de BD adulte qui ne cherche qu’à s’affranchir de ses aînés, un mouvement semblable aux comics-books et à la BD franco-belge dans les années 70.
Tatsumi a l’art de rendre avec une infinie tendresse les contradictions d’une société aliénante, au point de pousser l’homme ordinaire dans des situations des plus extrêmes : du bon fils de famille contraint de faire emménager sa mère dans la « Colline où l’on abandonne les siens » pour pouvoir vivre à son tour sa propre vie, à l’employé de pompes funèbres qui est amené à enterrer l’amour de sa vie longtemps perdue de vue, jusqu’à la jeune fille violée, recueillie par un ami et qui retrouvera l’homme qui l’a souillée.
On le voit, ses œuvres sortent de l’ordinaire, c’est ce en quoi Tatsumi est unique.
Ses œuvres ont été traduites en plusieurs langues, et plus récemment, l’éditeur canadien Drawn and Quarterly s’y est lancé, en collaboration avec Adrian Tomine (Loin d’être parfait) auteur américain d’origine japonaise.
Vous pourrez d’ailleurs lire la préface de Tomine dans « Coups d’éclat », une préface intéressante qui vous en dira assez pour être séduit par cet univers unique que nous offre Yoshihiro Tatsumi.
Disponible chez vertige graphique :
Coups d’éclat
Les larmes de la bête
Good bye
Disponible chez Cornelius :
L’enfer
Une vie dans les marges – 2 vol.
Aurely et Nicolas
vendredi, janvier 28, 2011
Le dossier : Kaori Yuki

Kaori Yuki est née un 18 décembre à Tokyo (mais elle s’abstient de révéler en quelle année…). Elle s’est fait connaitre grâce à la sortie de sa nouvelle « Natsufuku no Eri » parue dans le magazine « Hana to yume ». Elle devient mangaka en 1987.
Kaori Yuki ne cache pas ses inspirations pour le visual kei (genre musical underground metal/rock où l'esthétique visuelle des groupes et le concept qu'ils exploitent sont aussi importants que la musique) qui compte beaucoup de fans (hommage de certains groupes à la clé).
On remarquera chez l’auteur une certaine fascination pour l’Angleterre du 19ème, très facile à identifier dans « God child » et « Comte Caïn ».
L’auteur aime jouer avec la religion comme dans « Angel Sanctuary » où elle nous montrera des anges et des démons de chair et de sang, mû par les sentiments, l’amour, la haine, la vengeance, l’envie et le pouvoir. Elle y décrit un monde angélique gouverné par un Dieu absent. Le thème de l’enfance souillée est récurrent ; on trouve des enfants adultères, abandonnés, battus, violés… Le thème est illustré par un détournement morbide d’objets ou de personnes tributaires de l’enfance comme le clown Pierrot qui devient un démon ou par un lapin en peluche possédé par un esprit plein de vengeance ou en manque de reconnaissance. Kaori nous plonge dans un univers en perdition, où tout est permis car plus personne n’est là pour remettre les choses en ordre si ce n’est Setsuna parti pour les Enfers à la recherche de l’âme de sa sœur Sara, et qui sera malgré lui plongé dans une guerre d’envergure.
L'auteur du manga a conçu son univers comme un tout, dont le noyau serait la Terre, également appelée "Assiah", c'est-à-dire, le "Monde Matériel". Le sommet de l'Univers est le Paradis, divisé en sept mondes, sortes "d'états-cité" reliés les uns aux autres. La base de l'Univers sont les Enfers, également divisés en sept mondes reliés les uns aux autres, et qui reflètent le Paradis comme un négatif. (Voir Schéma ci-dessous).

Ce qui est étonnant chez l’auteur, c’est qu’elle parle de ses personnages comme si ils étaient réels, de vraies personnes avec leurs caractères et leurs défauts.
Son style graphique est sombre et charismatique, des traits fins, des visages soignés et expressifs.
Depuis ses débuts, le talent de Kaori Yuki ne cesse d’évoluer.
C’est en 1996 qu’elle trouvera son style définitif grâce à son œuvre « Comte Caïn » où elle met l’accent sur l’audace. Ses planches se brisent pour laisser à ses personnages une liberté de mouvements, elle joue avec les contrastes et la lumière. Grâce à cette œuvre, elle trouve enfin sa maturité graphique et nous l’a fait partager depuis maintenant quelques années.
Voici ci-joint la bibliographie de Kaori Yuki.
Titre | Nombre de tomes | Editeur | Info |
Angel sanctuary | 20 | Tonkam | Réédité en 10 tomes |
Boys next door | 1 | Tonkam | One shot |
Comte Caïn | 5 | Tonkam | Fini |
Fairy cube | 3 | Tonkam | Fini |
God child | 8 | Tonkam | Suite de Comte Caïn |
Gravel kingdom | 1 | Tonkam | One shot |
Kaine | 1 | Tonkam | One shot |
Le parfum | 1 | Tonkam | One shot |
Les contes cruels | 1 | Tonkam | One shot |
Ludwig révolution | 4 | Tonkam | Fini - adaptation des contes de Grimm |
Néji | 1 | Tonkam | One shot |
The royal doll orchestra | 4 | Tonkam | En cours |
Vampire host | 1 | Tonkam | One shot |
samedi, janvier 15, 2011
Le dossier : Clamp

Ce volume est présenté comme une one-shot, mais il s’agit plus « d’un épisode pilote », d’une mise en bouche pour une histoire plus longue. Fait confirmé dans l’édito du magazine Animeland : Ce pilote a été publié il y a un mois dans le magazine Jump SQ, et est destiné à devenir une série. Sa parution est d’ailleurs déjà programmée en France.
Concernant l’histoire de ce one-shot, il y est question d’un jeune homme, Chikahito Takamoto, fan de Kyoto depuis toujours, qui peut enfin y aller en voyage. Alors qu’il s’extasie de la beauté du sanctuaire Kitano Tenmangû, il se retrouve happé dans une étrange dimension ou il fait la connaissance de 3 personnages charismatiques et particuliers… »




